Voici un sujet aussi polémique qu’inépuisable : le Bordel et ses Putains, ou devrais-je dire le bordel des Putains !
Ne pouvant malheureusement pas relater tout ce qu’il y aurait à dire sur ce vaste mais obscur sujet, j’ai pris le parti d’éclairer au faible rayon de ma petite chandelle historique quelques vérités issues du Moyen Age.
Je suis donc ravie que vous mettiez en lumière d’autres aspects et d’autres points de vue ! Car finalement tout n’est qu’une question de points de vue…
]]>cet article est très intéressant mais vous omettez, selon moi, de traiter quelques points :
– La prostitution a bien changé depuis le milieu du XXe. Il y a le problème des macs, des filles de l’est qui n’ont pas forcément envie de faire ce job, et du fait que créer des endroits adaptés pour que les prostitué.e.s pratiquent leur métier n’a pas résolu toutes les dérives, loin de là (à lire : http://www.lemonde.fr/style/article/2011/12/23/pays-bas-flop-de-la-legalisation-de-la-prostitution_1621755_1575563.html) . C’est-à-dire que dans votre article, je remarque en règle générale que vous n’abordez pas la question de la contrainte et cela m’embête un peu. Bien que je sois totalement d’accord avec vous sur le fait qu’isoler les prostitué.e.s en les forçant à exercer leur métier loin des villes et donc des zones « protégées » est la pire des choses qu’on ait pu leur faire depuis des années.
– La prostitution, un « mal nécessaire »? St Thomas d’aquin était certes un grand philosophe, mais j’ai personnellement toujours préféré Nietzsche. L’homme (individu de sexe masculin) est-il un animal, qu’il a besoin de se vider les couilles fréquemment sans pouvoir se retenir? S’il ne le fait pas, en vous lisant, on comprend qu’il est censé se ruer vers n’importe quelle femme pour la contraindre. Or, c’est avoir une bien piètre imagine de l’homme que de penser qu’il puisse se comporter ainsi. De plus, d’où viennent vos chiffres et de quand datent-ils (« un homme sur 8 a déjà fréquenté les putes »)? Et donc, il y aurait des filles bien, convenables, celles qu’on marie, et puis les autres, souvent de basse extraction sociales, qui se prostituent pour gagner leur vie et satisfaire à ce besoin de l’homme qui ne peut pas se contenir, et qu’on tient même à distinguer absolument du reste de la population, en lui teignant les cheveux en rouge (et pourquoi pas en lui collant une étoile de David sur l’épaule, tant qu’on y est? C’est quasiment la même chose, paie ta ségrégation sociale), voire à l’en exclure physiquement (enfermement dans les couvents, dans les lieux spécialisés etc). Tout ça pour satisfaire aux bonnes moeurs finalement : ne pas déranger le bon bourgeois comme vous dites, mais en même temps chercher le meilleur moyen pour ne pas qu’elles soient trop en dehors, et en même temps qu’elles ne puissent pas se fondre dans la masse… c’est… discutable.
Qu’en pensez-vous? Voici un bien vaste débat qui dépasse de loin votre article, qui représente cependant un point de vue intéressant de la chose, bien qu’à mon goût trop réducteur.
De plus, vous incriminez en fin d’article les salles de shoot qui devraient ouvrir prochainement en France. Mais vous ne développez pas davantage sur le sujet. Pourquoi? C’est dommage, car les salles de shoot représentent un lieu d’accueil pour des personnes souffrant d’addiction, et qui leur permet à la fois de trouver de l’aide, d’avoir accès à du matériel convenable, de ne pas avoir à se shooter dans des conditions difficiles, et, à long terme, par le biais de la relation d’écoute qui se créée avec les professionnels, d’avoir accès à des substituts et donc de s’en sortir. En quoi ces personnes mériteraient moins d’aide de notre part que les prostituées?
Je vous souhaite une bonne journée, au plaisir de vous lire!